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Pour l'état ouvrier en Palestine

Pour l’état ouvrier en Palestine

lundi 19 janvier 2009, par Avant Garde

Fouille des ouvriers palestiniens ---→


« Il est nécessaire de dévoiler inlassablement aux masses laborieuses de tous les pays, et surtout des pays et des nations arriérés, la duperie organisée par les puissances impérialistes, avec l’aide des classes privilégiées, dans les pays opprimés, lesquelles font semblant d’appeler à l’existence des Etats politiquement indépendants qui, en réalité, sont des vassaux - aux points de vue économique, financier et militaire -. Comme exemple frappant des duperies pratiquées à l’égard de la classe des travailleurs dans les pays assujettis par les efforts combinés de l’impérialisme des Alliés et de la bourgeoisie de telle ou telle nation, nous pouvons citer l’affaire des sionistes en Palestine, où, sous prétexte de créer un Etat juif, en ce pays où les Juifs sont en nombre insignifiant, le sionisme a livré la population autochtone des travailleurs arabes à l’exploitation de l’Angleterre. »  [1]

Sous la domination économique, politique et militaire du sionisme, sous les roquettes du Hamas, fraction réactionnaire des organisations palestiniennes et les intérêts impérialistes étrangers : un seul peuple, une seule classe ouvrière palestinienne opprimée, massacrée, une classe ouvrière israélienne bâillonnée par le sionisme développant une économie de guerre au service des intérêts impérialistes dont ceux de la France.

Dans les médias, tous les commentateurs sont quasi unanimes : la crise israélo-palestinienne au proche orient a chassé la crise économique mondiale et ses conséquences de l’actualité. Produit de la pensée idéologique bourgeoise de commentateurs sous influence, le traitement médiatique de l’actualité pressante obéit nécessairement aux intérêts particuliers de l’heure de la bourgeoisie française. A contrario, nous affirmons que le développement des effets de cette crise agit au développement des contradictions capitalistes et exacerbe les rivalités inter impérialiste ou le moindre bout de territoire, la moindre zone d’influence dans le monde, est l’objet de toutes les convoitises.

Aussi, ce n’est plus un secret pour personne, que les puissances impérialistes, ayant sous influences ou sous contrôles financiers et militaires toutes les factions qui s’affrontent, sont les véritables protagonistes de l’affaire. Sans l’avis de celles-ci toutes interventions militaires et actions d’apprentis sorciers ne pourraient jamais voir le jour.

La tragédie palestinienne est aussi ancienne que le tracé de « ses » frontières géographiques historiques. Le territoire palestien, au fur et à mesure des reculades d’une représentation idéologiquement bigarrée, (et sclérosée des hésitations de la représentation petite bourgeoise), se voit être réduit à peau de chagrin avec l’arrivée quasi incessant de nouveaux colons étrangers et convertis au judaïsme, sans attaches aucunes au sémitisme et qui finissent par se trouver enserrés dans des bandes de territoires économiquement pas viables sans le soutien financiers des grandes puissances et la bienveillance économique de l’expansionnisme sioniste. Ce monde se partage entre grandes puissances qui gardent droit de vie ou de mort des espoirs à l’émancipation nationale des peuples partout sur la planète.

Pas de coexistence pacifique entre les opprimés et les oppresseurs, quel que soient les camps d’intérêts strictement nationalistes.

Nous vivons l’époque de l’impérialisme, c’est-à-dire l’époque où le partage du monde en zone d’influences de dominations économiques, politiques et parfois de présence militaire entre une poignée de grandes puissance se réalise au grés de confrontations de toutes natures en traçant le destin des peuples en même temps que leur frontières géographiques. La région du moyen orient, par l’histoire des différents traités historiques la partageant, en est une parfaite illustration.

Dans ces conditions précises, même le concept de nation, s’il reste un sentiment fort entretenu à dessein, se fait reléguer par l’histoire qui met à l’ordre du jour la nécessité de la révolution prolétarienne ; les luttes dites de libérations nationales devenant accessoires à cette révolution.

les affrontements nationaux sanglants qui accompagnent la phase historique de décomposition de l’impérialisme, déjà multi décennales ou les crises économiques qui se succèdent prennent nécessairement un caractère internationale (ajoutant aux risques d’une conflagration généralisée) marque toujours de leur sceaux de barbarie la victoire d’un camp nationaliste sur un autre, accentuant l’exploitation des nations assujettis et pressurant de manière plus éhontée les populations laborieuses les plus pauvres, seules à payer le tribut exigé d’une paix de rapine relevant immanquablement du provisoire.

Il est un fait admis par « tous » que la lutte du peuple palestinien pour recouvrer son indépendance et une lutte légitime mais aussi des plus inégale et cela même au regard du droit bourgeois internationale dit du droit des peuples à disposer d’eux même qui en fait, en regard de l’histoire des luttes d’indépendances, s’est toujours transformé en droit des puissances impérialistes à disposer des peuples.

Parce qu’elle se déroule dans une partie du monde où se défendent au pied à pied les intérêts de géopolitique et d’accès aux matières premières essentielles des puissances impérialistes, cette lutte a toujours fait, avec la question kurde, l’objet de toutes les attentions et manipulations. Ainsi, aux résolutions onusiennes succèdent les discutions d’applications qui en définitive organisent le dépècement de tout un territoire par des compromis « sacrificiellement » acceptés par la représentation palestienne nationaliste à tel point qu’à ce jour seulement 22% du territoire historique de la Palestine est revendiqué pour la création de son état. Quoi qu’il en soit des péripéties qu’il aura rencontré pour voir le jour, cet Etat exsangue devra montrer patte blanche avant d’être construit sur le modèle de la démocratie bourgeoise internationale et donner toutes les garanties de soumission économique aux fonds financiers internationaux qui, c’est bien connu, accordent des soutiens en pur amitiés et dans le désintéressement le plus complet.

Parce qu’il suffit de compter les morts prolétaires, hommes, femmes et enfants, posés sur l’hôtel des sacrifices aux luttes dites de libération nationales qui ne libèrent que le droit des bourgeoisies autochtones d’exploiter elles-mêmes pour leur profit ou celui du camp impérialiste sorti vainqueur. Et, conséquemment aux leçons prolétariennes tirées de cette même histoire, concluant au caractère anti-impérialiste de classe de la période, nous affirmons que ces luttes impliquent nécessairement, pour qu’elles soient menées victorieusement à leur terme et pour en finir avec l’impérialisme en décadence, qu’elles soient placées sous la direction des avant-gardes ouvrières dans toutes les régions du monde ou elles ont lieu ou se préparent et que les avant-gardes ouvrières des pays impérialistes parties prenantes dans ces conflits, dont la France, se dressent pour imposer la défaite de leur propre bourgeoisie…

Là où il y a oppression il y a révolte

Sous les cieux du capitalisme arrivé à son stade ultime ou ses crises se font de plus en plus oppressantes pour les peuples, de plus en plus violente pour la classe ouvrière et les autres couches laborieuses ; partout dans le monde surgissent toujours les luttes contre la dépendance économique et politique de nature coloniale ou né-colonial et ou la classe ouvrière et ses alliés sont appelés à s’engager dans les luttes de libération nationale. Ces luttes ne peuvent se résumer à une solution nationaliste, elles imposent la prise de direction par une organisation prolétarienne de résistance luttant contre l’impérialisme et les classes dirigeantes autochtones implantées ou soutenues et exigent la destruction de l’ancienne société au profit de la construction du pouvoir ouvrier de dictature du prolétariat.

En Palestine comme partout ailleurs, un seul état, celui du pouvoir ouvrier de la dictature du prolétariat placé sous la protection de la classe ouvrière mondiale et de ses alliés jusqu’à la victoire finale du prolétariat mondial.

Mobilisation de toutes les forces ouvrières contre l’Impérialisme et sa fraction sioniste, assassin de notre classe en palestine pour que revive l’internationalisme prolétarien. Que renaissent les partis authentiquement ouvriers pour prendre la tête des ripostes de classe internationale.

Avant-garde




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