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Police partout, « justice » nulle part pour les travailleurs !

Police partout, « justice » nulle part pour les travailleurs !

mercredi 2 mars 2011


Xavier Mathieu de nouveau devant un tribunal.

Il y a maintenant plusieurs semaines, la magistrature française était dans tous ses états, le premier d’entre eux avait osé, dans une manœuvre électorale pas très habile [1], les montrer du doigt en menaçant de sanctions ceux et celles qui se montreraient trop laxistes envers les délinquants multirécidivistes et ce quelque soit la nature de leur faute.

En colère, ils tenaient à le faire savoir en boycottant les audiences des affaires courantes sauf bien entendu les séances de « justice » expéditives que sont les comparutions immédiates qui remplissent les prisons de la république bourgeoise de personnes qui ne bénéficieront jamais de la présomption d’innocence. En effet, et parce que souvent prolétaires ou enfants de prolétaires, même inorganisés, ils demeurent à leur yeux une menace pour l’ordre établi.

Car tous les jours, les multirécidivistes des crimes de « pains volés » sont légions, les multirécidivistes de la révolte des quartiers ou des grèves ouvrières aussi. La petite délinquance d’argent trouve la quasi totalité de ses origines dans la même analyse …
Ces multi récidivismes, les plus importants et de très loin en terme de nombre de cas, sont à la délinquance ce que le désespoir social est aux conséquences nécessaires de la division en classe dominantes et dominées. C’est à dire que partout où les écarts de richesse ou plus exactement le fossé entre les plus en plus riches et les plus en plus pauvres se creuse, la récidive, comme transgression des codes et des lois, entre dans les mœurs au titre de la débrouille des dépossédés de tout et même du minimum vital.

Les luttes incontournables, organisées ou pas, collectives ou individuelles, entre les travailleurs et les riches possédants bouleversent tous les codes de « bonne conduite » … Les saines colères prolétariennes, quelques en soient les conséquences, deviennent des actes de vraie justice.

Car c’est quotidiennement que nos gens de la magistrature regardent se faire écraser par la puissance de l’Etat bourgeois, tout un petit peuple de marginalisés socialement, de précaires dit « ignorants » et rendus « infâmes » par les médias, mais aussi et surtout d’ouvriers en révoltes, conséquence des grèves très dures de ces dernières années… Les prolétaires ne doivent pas attendre de cette justice une juste prise en considération des spoliations qu’ils subissent. Rien dans les lois bourgeoises ne sert à circonstancier les réflexes d’auto-défense issus de toutes les provocations patronales.
Pour les plus démunis, restent les pirouettes juridiques honorées par des avocats commis d’office, mais pour des victoires qui comptent, face à la justice d’état, nous devons construire le rapport de force politique et économique dont la classe ouvrière est capable.

Aujourd’hui l’ouvrier syndicaliste Xavier Mathieu doit payer pour l’exemple. Ainsi, si l’appareil judiciaire s’acharne autant sur ce militant syndicaliste ouvrier ce n’est pas, contre toutes apparences, pour lui reprocher les menus détails d’un bureau de sous-préfecture mis sans dessus-dessous, ou d’un quelconque refus d’obtempérer devant une scélérate procédure policière. C’est bien pour punir ce « crime de lèse-majesté », punir la remise en cause de l’autorité de l’état, qui est celle de la classe au pouvoir.

En fait, ce qui est reproché à l’ouvrier Xavier Mathieu et ses camarades, c’est d’avoir démontré une vraie rigueur de lutteurs dans leur classe et d’être d’abord et avant tout des militants de la cause ouvrière difficile à entraîner dans le schéma classique de la collaboration de classe. Ils doivent payer pour l’exemple. Aussi, au travers d’une condamnation éventuelle de Xavier Mathieu, c’est un avertissement à l’ensemble de notre classe qui sera adressé(e).

Exigeons l’arrêt immédiat des poursuites, soyons nous, prolétaires, les plus nombreux possibles à lui apporter notre soutien, la force de notre classe c’est son unité.

Face à la répression bourgeoise, le groupe des ouvriers communistes assure à ce militant ouvrier et tous ses camarades, son fraternel soutien.

J-C- Louvrier.


1. Ce qui démontre au passage qu’en l’absence d’une classe ouvrière organisée, les fractions de la bourgeoisie peuvent se livrer sans crainte aux querelles de pouvoir.




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